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Fondée
à la fin du XV ième siècle, et ancienne capitale de l'Etat qui porte
son nom, Bikaner s'élève sur une sorte de petit plateau, ce qui lui
confère un air imposant que renforcent encore les merveilleux
remparts crénelés qui l'entourent. La ville abrite un fort du XVI
ième siècle, qui protège à son tour des palais, des temples et une
mosquée. Ici, c'est le grès rouge et jaune qui domine. Les statues
de marbre de Bikaner passent pour être les plus beaux spécimens de
l'art indien. Deux effigies d'éléphants, grandeur nature, flanquent
la façade d'entrée du fort. Derrière les murailles épaisses de cet
édifice se trouvent quelques-uns des plus beaux joyaux de la
civilisation Rajpoute. Le Durbar Hall est de style moghol, décoré
d'une profusion de peintures. De tous les côtés s'élèvent des palais
à deux ou trois étages, avec leurs colonnes élancées, leurs voûtes à
lobes et leurs grilles à entrelacs. Le zenana est séparé du Dubar
par une large cour remplie de niches lambrissées. Des bas-reliefs en
or, des mosaïques en verre et des miroirs finement travaillés ornent
les appartements à la fois intimes et gracieux.
Bikaner
est le berceau des fameux Camel Corps (Corps de Méharistes) qui
jouent encore un grand rôle dans les guerres du désert. En dehors de
la ville, on trouve une multitude de temples et monastères jaïns,
imposants édifices taillés dans le grès rouge. La plupart datent du
début du XVI ième siècle, et renferment un grand nombre de
sculptures. A huit kilomètres de la ville, se trouvent les chhatris,
cénotaphes des souverains de Bikaner.
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